mardi, décembre 10, 2019
Carrière

15 principes fondamentaux pour lancer son business en freelance

Homme se tenant debout les bras vers le ciel sur un rocher face à l'horizon - 1000pourcent
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Pourquoi certains freelances ont-ils énormément de succès tandis que d’autres se retrouvent obligés de jongler avec plusieurs jobs en parallèle de leur activité indépendante, et ce même avec des prix plus attractifs ? Est-ce grâce à leurs diplômes ? Leurs connaissances techniques ? Ou encore leur réputation ?

Question difficile.

Réponse simple, mais pas simpliste :

La grande majorité des freelances sont très bons dans leur domaine technique… Mais pas en Business !

Mais encore…

Je t’invite à découvrir, ou à redécouvrir, 15 principes fondamentaux du business en tant que freelance débutant ou confirmé, qui te permettront de cerner ce qui te fait réussir afin de le reproduire, ou ce qui te fait échouer afin de l’arrêter.

 

1) Reste toi-même

Raisin vert unique dans un lot de raisons rouges

Je commence par ce principe parce que je trouve que notre société a tendance à nous pousser à tort à être des clones, et ne nous encourage pas à mettre en avant nos différences, lesquelles pourrait bien faire la différence !

Avant d’être un prestataire de services, tu es une personne à part entière avec ta personnalité unique, ton expérience personnelle différente et ton style. Tu es dans le domaine de l’humain avant tout autre chose, lequel est vaste et variable.

Le client qui recherche les services d’un freelance en particulier valorise beaucoup ces aspects.

Tandis que le client qui se serait tourné vers une agence et qui ressentirait un manque d’expérience humaine, pourrait justement bien changer d’avis et engager un freelance pour ceux-ci.

Sinon pourquoi choisirait-il une agence, alors que les tarifs sont parfois identiques ?!

Certes, tu n’aurais pas été choisi sans tes compétences techniques. Mais ce que tu sais faire, d’autres le savent, aussi poussées soient tes connaissances. Ce n’est donc pas l’argument décisif dans la clôture d’un contrat de prestations.

Tandis que d’autres aspects moins tangibles de ton profile, les softskills en anglais, c’est-à-dire ta personnalité, ta manière de communiquer, ta méthode de travail, ta présentation ou encore ta petite touche perso dans ton travail, sont propres à toi, bien que subjectifs, et peuvent séduire le client au-delà de sa raison.

Être toi-même est une façon intangible de signer ton travail en tant que freelance.

 

2) Sélectionne tes clients

Au début de ton aventure en tant que freelance, tu vas probablement essayer d’acquérir toute sorte de clients, chose légitime et nécessaire.

Légitime parce qu’il faut bien accumuler les mandats pour savoir lesquels te correspondent le mieux, et nécessaire parce qu’il faut quand même gagner de l’argent, même à court terme.

En restant toi-même, tu vas automatiquement filtrer ta clientèle. Pourquoi ? Parce que tu ne pourras de toute façon pas travailler sur le long-terme avec un client dont les valeurs ne correspondent pas aux tiennes.

Rappelle-toi que tu es un freelance, c’est-à-dire libre, sans contrainte organisationnelle stricte. Lorsque tu ne te sens pas à l’aise avec un client après quelques jours de travail, par exemple dans ta façon de communiquer, ou encore que ta méthode de travail ne s’aligne fondamentalement pas avec la sienne, c’est peut-être un signe que le client n’est pas fait pour toi.

Après une dizaine de mandats, tu devrais commencer à percevoir quel type de client te correspond le mieux, et donc sur lequel tu devrais concentrer tes efforts.

Respecte l’émergence de cette compatibilité, et tu auras toujours du plaisir à travailler.

Voici quelques questions à te poser sur ta compatibilité avec ta clientèle :

  • As-tu de l’intérêt pour le business de ton client ? Aimes-tu sincèrement son activité ?
  • Le projet en question te permet-il d’exploiter tes connaissances en profondeur ?
  • Le client demande-t-il régulièrement un investissement au-delà des conditions contractuelles ?
  • Les délais de paiement sont-ils respectés ? Si non, le sujet est-il tabou ?
  • Et naturellement, as-tu du plaisir à travailler avec ton client ?

 

3) Spécialise-toi

Le profil du freelance varie du spécialiste qui se concentre sur un seul domaine d’expertise au généraliste qui « sait tout faire » avec une dizaine de domaines techniques. Que choisir ? Utilise ton bon sens.

Avant tout, on ne peut être le/la meilleur(e) partout ! Je ne dis pas qu’il n’est pas possible pour un freelance généraliste d’avoir du succès, mais que ceux qui ont un domaine de compétence spécialisé sont bien plus sollicités pour les mandats les plus intéressants.

Voici quelques avantages de la spécialisation :

  • Développer un réel domaine d’expertise et y être le meilleur
  • Se différencier de la concurrence et mieux se connaître
  • Se pencher sur des problématiques plus complexes et régler des problèmes profonds
  • Être plus valorisé et justifier des tarifs plus élevés
  • Collaborer avec d’autres en vous échangeant les clients selon le domaine d’expertise

Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de choisir une seule activité sur laquelle se concentrer. Une fois que tu sais exactement ce que tu fais le mieux et ce qui te plaît, même s’il s’agit de deux ou trois activités différentes, consacre-toi à ces activités et abandonne le reste, quitte à perdre des clients.

Essaye quand même de combiner des activités qui se complètent. Un personal trainer freelance qui combine son activité de coaching sportif avec des cours de yoga et des conseils en diététique sera très bien perçu, et il y aura de fortes chances que ses clients achètent une combinaison de ses services. C’est une façon très efficace de vendre des produits/services complémentaires !

 

4) Trouve une niche dans ta niche

On peut encore aller plus loin dans la spécialisation. Si ton portfolio de clients contient plusieurs industries, il y a celles où tu es meilleur et d’autres où tu es moins bon.

Par exemple, j’ai dernièrement engagé un designer graphique freelance pour un projet artistique, et mon choix s’est tourné vers quelqu’un dont le portfolio était majoritairement riche en projets culturels et artistiques.

Je l’ai choisi parce que son expérience avec des projets similaires au mien lui permet d’avoir plus de sensibilité vis-à-vis de mes intentions et mieux comprendre la nature du travail. Il pourra donc certainement délivrer un travail beaucoup plus fidèle à ma vision qu’un généraliste.

Tu peux donc même trouver une niche dans ta propre spécialisation.

Dis-toi que chaque client a ses propres problèmes et requiert donc une solution spécifique à lui. Plus ce problème est profond et complexe, plus les connaissances nécessaires pour y remédier sont poussées, et le client prêt à payer un prix élevé.

Voici des exemples de niches dans des niches :

  • Design graphique : par industrie/domaine – événementiel, art, culture, sport, restauration, etc.
  • Personal training : par clientèle – enfants, adolescents, senior, athlètes, etc.
  • Web marketing : par domaine – gestion des réseaux sociaux, publicités, création de contenu, etc.
  • Coaching en bien-être : par domaine spécifique – diète, yoga, connaissance de soi, etc.

 

5) Montre toi au bon endroit, au bon moment

Femme nourrissant des pigeons dans un parc avec un écriteau d'interdiction

Tu penses que ta réputation te suffit pour acquérir, garder et retrouver des clients ? Ce n’est pas mon avis.

Avoir été recommandé par quelqu’un, c’est bien. Rencontrer la personne directement, c’est mieux.

Prenons l’exemple de ma femme. Lorsqu’elle était encore designer graphique, elle m’avait accompagnée un jour lors d’un événement qui rassemblait les membres d’une association. Alors qu’elle discutait avec l’un des membres, elle lui a raconté qu’elle faisait du design graphique en freelance, et il se trouvait justement qu’il était le directeur général d’une entreprise multimillionnaire qui cherchait précisément à engager un designer graphique externe pour refaire tout leur packaging ! Je te laisse deviner la suite…

Voici quelques idées pour te rendre plus visible :

  • Alterne ta présence entre plusieurs coworking space
  • Choisis un café avec une clientèle business où tu peux travailler et aborder des gens
  • Rends-toi à des foires spécialisées dans ton domaine
  • Participe à des workshops dans ton domaine ou des domaines complémentaires

Certaines de ces activités demandent un certain budget et du temps, et à court terme, les résultats peuvent sembler intangibles.

Mais penses-y, il s’agit de l’investissement de tes ressources (temps, énergie, argent) sur le long-terme, ce qui te permettra de te propulser et rebondir à tout moment dans ton activité préférée.

 

6) Deviens ta propre carte visite

En tant que freelance, tu es ta propre carte visite, ton propre flyer, ta propre campagne publicitaire. La manière dont tu communiques ton image est primordiale.

Lorsque tu te rends à un événement que tu as ciblé et où tu pourrais rencontrer des clients potentiels, informe-toi au préalable sur l’image que tu devrais y communiquer.

Il n’y a pas de standard, chaque contexte a ses propres normes. C’est à toi de faire en sorte que ta présentation soit appropriée selon le lieu, le thème et les gens.

Si adapter ta présentation aux normes d’un contexte professionnel en particulier devient un fardeau pour toi, alors reviens au premier principe et demande-toi si c’est la bonne clientèle pour ton profile. Le consultant indépendant qui aimerait présenter ses services au management d’une banque n’a pas intérêt à y aller en jeans !

La tenue vestimentaire n’est que l’un des aspects de ta présentation qu’il faut soigner, parmi beaucoup d’autres.

En voici quelques exemples :

  • Façon de communiquer (verbale et non verbale)
  • Tenue vestimentaire
  • Outils marketing (carte visite, flyers, catalogue, portfolio)
  • Préparation psychologique
  • Documentation sur les gens

 

7) Développe ta relation client

Un oiseau qui mange des graines dans la main d'un être humain

Développer sa relation client est un concept abstrait dont les aspects ne sont pas aussi limpides qu’un travail technique bien défini, par exemple. Beaucoup en parlent, mais peu y arrivent vraiment.

Derrière cette démarche, se trouve un fonctionnement logique de la psychologie humaine qu’il est intéressant de comprendre pour être convaincu de son efficacité.

J’entends souvent des remarques du genre « il a eu le job alors qu’il n’était pas qualifié » ou encore « il a réussi à avoir ce gros client alors qu’il a très peu d’expérience » dans la communauté des freelances. Effectivement, ce ne sont pas forcément les meilleurs techniciens qui décrochent les meilleurs contrats.

Pourquoi est-ce que ce genre de choses arrive-t-il à ton avis ? Certes, parce que le sujet de la remarque est sans doute bon vendeur. Mais s’il est bon vendeur, c’est en en grande partie justement parce qu’il a investi son temps à développer sa relation avec le client.

Lorsque tu dépasses le seuil de la relation superficielle, un contact plus poussé se crée, qui donne naissance à une conversation plus ouverte, franche, et sincère.

Non seulement ce sera plus agréable et naturel de travailler de cette manière, mais en plus, c’est tout simplement indispensable professionnellement parlant, car tu créeras une relation de confiance et gagneras en crédibilité !

C’est cette crédibilité humaine et méthodique qui compensera un éventuel manque de qualification technique, ou de diplômes.

Plus important encore, en développant ce contact rapproché, tu créeras une communication efficace qui te rendra plus à même d’en savoir davantage sur les problèmes profonds du client, ce qui te permettra d’orienter tes efforts droit au but.

 

8) Écoute activement ton client

L’écoute active est une étape concrète et une attitude continue que l’on adopte pour préparer son terrain lors du développement de la relation client.

Elle est très importante lorsqu’on se présente en tant que freelance, soit en tant qu’expert en son domaine, car elle permet de rassembler les données les plus pertinentes du contexte, de la bouche même du client, qui te permettront de lui proposer des solutions très adaptées. C’est souvent aussi l’occasion de soulever d’autres problèmes dont le client ne se doutait pas, et d’en suggérer la résolution par tes soins.

Le principe de base est de parler un minimum, tout en gardant les rênes de la discussion avec le client et en démontrant ta participation active à la conversation malgré ton « silence ».

Un très bref résumé du déroulement :

  • Poses des questions ouvertes sur le contexte de votre rencontre, par exemple « Parlez-moi de vos processus actuels », et laisse le client parler librement. Cette étape te permet d’identifier les différentes directions à prendre dans le questionnement
  • Durant tout son temps de parole, accuse réception de ce qu’il dit avec du langage non verbale (hochement de tête, positionnement du corps, etc.) et verbale (« Je vois », « Je comprends », « Ok », « Hmmm », etc.). C’est ce « silence » actif qui valorise chacune des paroles du client.
  • Lorsqu’il a terminé de répondre, paraphrase ce qu’il vient de te raconter, c’est-à-dire répète lui avec tes propres mots ce que tu as compris de sa réponse. Cette étape t’assure d’avoir vraiment compris la situation du client, et lui donne l’impression d’être compris et écouté attentivement.
  • Laisse-le terminer de parler, et si c’est trop long ou s’il diverge, interrompt le poliment
  • Prends continuellement des notes durant la conversation. Cela démontre une écoute attentive et valorise l’interlocuteur, une fois de plus.

En fait, il n’y a rien de magique là-dedans. Il s’agit simplement des éléments nécessaires à une communication normale, que l’on ne nous apprendra pas à l’école…

 

9) Retiens tes clients

Savais-tu qu’un client existant satisfait achète 3 à 10 fois plus qu’un nouveau client ? Et qu’en plus, celui-ci est 50% plus enclin à racheter et prêt à dépenser 30% plus ?

Pour faire simple, préfères-tu avoir 10 clients qui te payent 150.- chacun, ou alors 15 clients qui te payent 100.- chacun ? Cela représente le même revenu (10 x 150.- = 1’500.-, 15 x 100.- = 1’500.-) mais la variante à 10 clients représente 33% moins d’effort pour le même montant !

33% ça pourrait aussi être :

  • 10 journées de travail en moins dans un mois
  • 120 journées de travail en moins dans une année entière
  • 13 ans de travail en moins si tu comptes travailler 40 ans durant toute ta vie

Si au contraire, tu ne souhaites pas avoir plus de temps libre, mais investir ce temps pour gagner encore plus d’argent, et par exemple avoir 15 clients à 150.-, dans ce cas 33% pourrait aussi être :

  • Environ 1’000.- de revenu mensuel en plus si tu gagnes déjà 3’000.- par mois
  • Environ 12’000.- de revenu annuel en plus si tu gagnes déjà 36’000.- à l’année
  • Environ 480’000.- de revenu en plus sur toute ta vie si tu travail pendant 40 ans sans même augmenter tes tarifs au fil du temps (tiens, ça pourrait être le prix d’un appartement…)

Il est donc financièrement beaucoup plus favorable de se concentrer sur sa clientèle actuelle, et lors de toute acquisition de nouveaux clients, élaborer une stratégie de rétention à long-terme.

Tu travailleras moins pour gagner plus, ou alors tu travailleras plus pour gagner encore plus !

 

10) Délivre des résultats, et non des tâches

Un poisson dans les main d'un pêcheur qui vient de l'attraper

Nous venons de voir qu’il est plus rentable d’avoir moins de clients mais qui payent plus. Mais pourquoi un client payerait-il plus cher pour tes services ?

Certes, pour un travail de qualité supérieure. Mais qu’est-ce que la qualité ?

Un travail de qualité est un travail qui apporte des résultats ! Et des résultats selon la définition du client et non la tienne.

Je vois souvent des freelances penser savoir exactement quel problème leur client souhaite résoudre, avant même d’en savoir davantage sur lui. Grossière erreur.

C’est en l’écoutant attentivement (point 8), en le questionnant efficacement et en faisant des recherches approfondies sur son problème, que tu pourras connaître sa vraie nature, et commencer à entreprendre sa résolution.

Il se peut aussi qu’un client n’ait pas une vision limpide de son propre problème, ou qu’il n’ait pas conscience de sa profondeur. C’est ton rôle de l’éveiller à ce sujet, subtilement, en lui posant des questions qui soulèvent des problématiques auxquelles il sera sensible, et qu’il reconnaîtra de ses propres mots.

Souvent, un résultat est reflété par une augmentation du chiffre d’affaire. Mais ce n’est pas toujours le cas et même lorsque ça l’est, il n’est pas toujours possible de mesurer l’impact de tes services en termes de chiffre d’affaire.

Il se peut que ta prestation n’ait pas d’impact direct sur le chiffre d’affaire, et qu’il soit donc difficile de démontrer tes résultats.

Par exemple, lorsqu’un graphiste freelance produit une charte graphique pour un client, il y a toujours un élément de subjectivité et il n’est donc pas évident de démontrer que son travail graphique ait réellement été efficace.

Dans ce cas, c’est à toi de mettre en évidence des résultats intermédiaires que tu peux présenter à ton client, et de te mettre d’accord avec lui, comme expliqué dans le point suivant.

 

11) Définis tes résultats avec ton client

Si toi-même tu penses délivrer des résultats, ton client n’a pas forcément la même perception.

Prenons l’exemple de la création d’un logo.

On ne crée pas un logo pour créer un logo. On crée un logo pour créer ou renforcer l’identité visuelle d’une entreprise par exemple. C’est important d’isoler le but ultime d’une démarche, afin de pouvoir en mesurer l’avancement.

Comment mesurer ou valider qu’un travail ponctuel tel que la création d’un logo, a effectivement reflété un résultat, soit qui a contribué au renforcement de l’identité visuelle de l’entreprise ?

En trouvant les bons KPIs « Key Performance Indicators » ou indicateurs de performances clés, c’est-à-dire une mesure ou un ensemble de mesures braquées sur un aspect critique de la performance globale de l’organisation.

Pour la création d’un logo pour la bannière d’un site web par exemple, cela pourrait être l’augmentation du temps passé (en seconde) sur la bannière par chaque visiteur. Si le logo change l’image de la marque et son public cible, cela pourrait être la quantité de la nouvelle clientèle attirée suite à la publication du nouveau logo…  C’est à toi de trouver la bonne information à mesurer, qui soit pertinente et contribue à la performance globale de l’entreprise du client.

Voici d’autres exemples :

Pour une prestation de coaching en image (relooking) d’un client qui passait inaperçu à cause de la neutralité de son style vestimentaire, cela pourrait être le nombre de remarques positives suite au changement de son look, ou encore le nombre de rencard obtenus suite à la refonte de sa garde-robe si son but était la séduction.

Pour le développement d’un site web et l’élaboration de son contenu, cela pourrait être la vitesse de chargement des différentes pages ou la durée que chaque client passe sur chaque page.

Pour du coaching sportif, l’augmentation de la performance du client ou encore la quantité de poids perdue.

Déterminer le bon indicateur est très libre et il faut savoir être créatif pour déceler la bonne information à mesurer.

Une fois que tu auras déterminé quelle sera la bonne information à mesurer, tu peux la suggéré à ton client comme indicateur de résultat et comme mesure de l’avancée de ton travail, par exemple en mentionnant une échelle des résultats attendues dans le devis au commencement de ton mandat.

 

12) Sois honnête avec toi-même

Nous venons de voir que, pour délivrer des résultats, il fallait avant tout cerner le problème profond du client puis en identifier les étapes de sa résolution.

En parallèle de cela, il y a une condition cadre qui pourrait bien te préserver de perdre des clients. Elle rejoint le principe de sélectionner ses clients, discuté au point 2.

La question est la suivante : Es-tu sûr d’avoir les compétences techniques nécessaires pour le mandat à venir ?

En répondant honnêtement à cette question, tu pourras évaluer si tu es effectivement qualifié et réellement capable de résoudre les problèmes du client en question, et, le cas échéant, l’envoyer chez un freelance de ton réseau qui correspondrait mieux à ses besoins.

Cela t’évitera de manquer de délivrer des résultats du fait que tes compétences n’étaient pas suffisantes pour résoudre le problème du client, et non parce que tu es incompétent.  

Donc, si tu veux réellement apporter des résultats conséquents à tes clients, commence par être honnête envers toi-même. Ce n’est pas parce que tu as besoin de clients que tu pourras tous les aider. Tu as besoin des bons clients.

Prends conscience que chaque client représente un coût d’opportunité.

C’est-à-dire que, si tu acceptes un client inapproprié, dont les besoins spécifiques ne sont pas alignés avec tes compétences techniques et/ou humaines, cela te coutera de t’écarter d’un autre bon client que tu aurais pu servir à sa place, et qui aurait certainement été plus rentable.

Par exemple, j’ai cet ami photographe freelance, victime de son enthousiasme. Un jour, l’un de ses clients lui a demandé des photos portrait de ses employés, qu’il a prises avec talent. C’était sa spécialité. Tout va bien jusqu’ici. Comme le développeur web de l’entreprise du client venait de quitter son poste, ils n’avaient plus personne pour intégrer les photos sur le site. Il se trouve que mon ami photographe avait quelques notions en développement web et s’est alors proposé de le faire lui-même, à un certain prix, et a finalement mis du désordre dans le code du site. Cela a coûté cher au client par la suite…

 

13) Développe toi en continue

La figurine d'un stormtrooper levant les mains vers une lampe incandescente

Tu as plusieurs certificats dans ta spécialisation technique ou même un diplôme universitaire ? C’est certes un atout de crédibilité, mais ne te repose pas sur tes lauriers pour autant.

Nous sommes à l’air de l’information où tout bouge très rapidement. Les connaissances d’hier ne sont plus forcément d’actualité aujourd’hui.

Prends du retard, et un autre freelance te prendra tes clients !

Par où commencer ? Le web. La quantité de ressource qui s’y trouve est phénoménale. Bien que la qualité y soit très variable, le potentiel didactique est infini.

En premier lieu, mets ton anglais à niveau même si tu ne travailles pas dans cette langue ! La grande majorité de l’information qui pourrait te servir dans ton domaine technique se trouve sur des sites, des blogs ou des chaines Youtube en anglais.

Depuis toujours, je constate que les anglosaxons ont plusieurs années d’avance en termes de documentation sur un grand nombre de domaines techniques. Cela te permettra alors d’être à l’avant-garde du progrès et de l’innovation dans ta branche en tant que freelance, d’autant plus sur le marché francophone.

En plus du contenu en ligne gratuit, penses aussi aux formations payantes. Aujourd’hui, il n’est plus nécessaire d’être présent physiquement dans une salle de classe pour suivre une formation sérieuse.

Certaines formations en ligne sont même aussi crédibles aux yeux des clients que les plus grandes écoles…

 

14) Occupes-toi de tes affaires !

Par tes affaires, je ne parle pas simplement de ce qui « te concerne », mais de ce qui t’importe le plus : ta vocation.

Combien de temps dans l’ensemble de ton activité de freelance, passes-tu en train de faire autre chose que ton métier ?

Si ton taux d’activité se situe entre 60% et 100% et que tu passes entre 2h et 5h par semaine à t’occuper des aspects administratifs de ton business avec des outils traditionnels, et bien tu es dans la moyenne.

Ces heures représentent à elle aussi un coût d’opportunité car si elles étaient investies ailleurs, elles auraient sans doute amené un bénéfice financier ou autre (famille, hobby, repos, etc.).

Voici quelques exemples d’activités futiles et non lucratives, qui ne devraient pas être considérées comme tes affaires :

  • Planifier efficacement
  • Faire sa comptabilité
  • Créer des contrats propres
  • Faires des activités marketing
  • Se rendre visible sur le web

Ta comptabilité peut par exemple te prendre à elle toute seule plusieurs heures, si tu tombes sur une facture mal référencée ou impayée. J’ai lu dernièrement que les mauvais payeurs pouvaient représenter une perte de revenue de 5% à 30%, ce qui est énorme…

Les activités de marketing aussi, si tu n’en maitrises pas les outils (et d’ailleurs tu n’en es pas sensé), peuvent te prendre une grande quantité de temps que tu ne pourras pas investir dans tes mandats.

Maintenant imagine que ces heures investies dans ces activités secondaires, soient utilisées pour recevoir d’autres clients par exemple…

 

15) Délègue et automatise les tâches

Ce que moi je constate chez les freelances, et c’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles ils restent au stade de freelance lorsque ce n’est pas par choix, c’est qu’il leur est très dur d’admettre qu’une tâche est automatisable et d’accepter d’abandonner leur mainmise.

Pragmatique et fondamental, ce principe suit la logique suivante : si le coût de la délégation d’une tâche à un tiers est inférieur à ton tarif en tant que prestataire de service pour la même durée, alors il faut la déléguer.

Bien entendu, certaines tâches sont délicates et touchent à des aspects sensibles de ton business. Elles devront toujours être traitées par toi seul. Tu peux néanmoins les automatiser avec les bons outils, très facilement accessible sur le web.

Le gain potentiel est considérable.

Un peu de mathématique…

Si l’on admet un tarif horaire moyen de 80.- par heure et que l’on reprend les 2-5h perdues en moyenne par semaine par les freelances, cela représenterait 160.- à 400.- par semaine, 640.- à 1600.- par mois ou encore 7’680.- à 19’200.- de revenu potentiel perdu par année.

Même si l’on réduisait de moitié ces chiffres en considérant que ces heures pourraient être utilisées ailleurs que dans le business, vous conviendrez que cela reste non négligeable !

Comment déléguer ou automatiser des tâches ? Utilises les bons outils simples et efficaces, qui réduisent au strict minimum les actions nécessaires et automatisent un grand nombre de tâches.

Le but est de faire un minimum d’efforts pour un maximum d’efficacité.

Voici quelques exemples :

Tu peux planifier et organiser tes tâches efficacement avec des outils de management tels que Asana ou Trello. Des versions freemium (non payantes) existent pour une utilisation basique et leur prise en main est simple et rapide.

Fais faire ta comptabilité par un cabinet ou via un logiciel automatique. Je te conseille personnellement de déléguer cette tâche à un cabinet fiduciaire car à l’échelle d’un freelance, le coût est négligeable et tu peux lui poser des questions d’optimisation financière et fiscale à tout moment, ce qui n’est pas le cas avec un software.

Pour ton marketing, fais vivre tes page Linkedin, Instagram et Facebook professionnelles en engageant un freelance qui est spécialiste dans le domaine. Le coût devrait rapidement être rentabilisé par un retour sur investissement à moyen terme.

 

Conclusion

Nous avons parcouru les aspects techniques, relationnels et humains qui sont critiques pour la carrière du freelance. Alors que tu maîtrises probablement certains de ces principes, d’autres te seront peut-être nouveaux.

Bien entendu, il te sera difficile de tout appliquer en même temps, et ce n’est pas le but. Commence simplement par renforcer les points dans lesquels tu te reconnais déjà, puis développe chaque nouveau point l’un après l’autre, petit à petit.

J’espère que cet article t’a été utile et te remercie pour ta lecture. Si tu as des questions ou d’autres principes du business en tant que freelance à partager, je t’invite à venir le faire dans les commentaires !

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Filipe
Membre
Filipe

Très pertinent, félicitation pour cet article

Yann Favre
Invité
Yann Favre

Merci pour tous ces conseils !

Pierre
Membre
Pierre

C’est la première fois que je lis un article complet sur le freelance. Super !

Nabil

Nabil

Content writer & Blogger
Auteur de contenu digital, blogger, entrepreneur et expert-comptable diplômé, Nabil Mseddi a voyagé dans plus de 30 pays avec comme seul bagage deux slips et deux T-shirts. Il est aussi officier dans l'armée Suisse où il enseigne la communication d'entreprise. Il adore partager ses expériences à travers des articles profonds et simples, mais aussi concrets pour le lecteur.